Les réseaux sociaux pour promouvoir les cultures autochtones ! 


14 décembre 2021

Les réseaux sociaux pour promouvoir les cultures autochtones ! 

Autochtones et indigènes d’Amérique Latine investissent YouTube et les réseaux sociaux pour informer et démystifier leurs cultures aux personnes du monde entier. Des jeunes femmes et des hommes, fier.e.s , de leur racine, de leurs coutumes, leurs traditions, leur langue. FOCUS CAPSAO

Nancy Risol est équatorienne de la communauté saraguro. Elle et son peuple vivent dans les montagnes du sud de l’Équateur. Fière, avec assurance et beaucoup d’humour, Nancy Risol connaît une côte de popularité sur sa chaîne Youtube et sur sa page Instagram. Du haut de ses 19 ans, habillée avec les habits traditionnels de sa communauté, elle partage son quotidien et celui de sa famille depuis 2018. Une façon de faire connaître au monde entier, avec beaucoup d’autodérision et de sarcasme, son mode de vie. Elle casse les codes superficiels des réseaux sociaux, bienvenus dans la simplicité de sa vie. Elle y montre son village, entourée de nature, ses amis : un chien et un taureau, son lit de pierre, ses trois, quatre pulls, ses trois paires de chaussures : chacune a une fonction et sa maison, qu’elle présente comme un « penthouse », faite de matériaux naturels, acier, pierre et bois. 

Sortir des stéréotypes. 

Nancy n’est pas la seule personne issue d’une communauté indigène à utiliser les réseaux sociaux pour alerter les gens. Cristian Wariu vit dans la capitale brésilienne, Brasilia et est originaire du peuple Xavanti au nord du Brésil avec des ascendances Guarani. Âgé de 20 ans, il veut lutter contre la désinformation sur les indigènes de son pays. Ses vidéos YouTube s’intitulent « Ce que c’st que d’être indigène au XXIe siècle ». Depuis 2018, il déplore la vision ou les légendes qui courent autour de son peuple. « Certains brésiliens pensent que les peuples indigènes reçoivent un salaire du gouvernement. C’est faux ! », informe t-il. Ils ont la même vie et les mêmes droits et devoirs que les brésiliens. 

Sortir des stéréotypes c’est également le combat de Ellora Haonne, activiste indigène Katú Mirim. « Tu es indigène mais tu ne ressembles pas à une indienne! Tu prends le métro? ». Dans ses vidéos, tout comme Nancy et Cristian, elles font tomber les préjugés et traduisent la réalité des persécutions et du racisme décomplexé dont les personnes indigènes font l’objet au Brésil.

L’ignorance est le début des préjugés et de la haine, apprendre des autres, s’intéresser à l’autre permet aux peuples de vivre ensemble.