L’hypersensibilité, un atout révélé quand il est accepté


13 janvier 2022

L’hypersensibilité, un atout révélé quand il est accepté

Être trop sensible, être dans l’émotionnel, réfléchir tout le temps, être une éponge émotionnelle, très emphatique ? Pas de panique, vous êtes peut-être un.e hypersensible ou une personne à haute sensibilité. Vous n’êtes pas seul.e, 30% de la population mondiale serait concernée. EDITO CAPSAO.

Vous savez ce qui est chouette en 2022 ? c’est qu’il y a de moins en moins de tabou. On parle de tout aujourd’hui ! Être sensible n’est plus perçu comme quelque chose de handicapant ou mal vu. En effet, être hypersensible n’est pas une maladie, cela ne se soigne pas, par contre, cela s’apprivoise et se gère une fois qu’on le sait et qu’on en a conscience. Surtout avec ce que nous vivons en ce moment, avec la crise sanitaire.

« Chez les personnes concernées par la sensibilité élevée, des chercheurs en psychologie ont identifié une capacité de traitement de l'information plus large et fine qui les rend plus sensibles aux stimuli intérieurs et extérieurs. Par exemple, en nous faisant revivre un contexte collectivement traumatisant - enfermement, privation de liberté de mouvement, de contact, ambiance générale de peur et de menace face à un danger invisible - la crise du coronavirus, et en particulier le confinement, offre l'opportunité de transformer nos manières de réagir au stress »explique Carol Pirotte, thérapeute psychocorporelle.

Comment savoir que l’on est une personne hypersensible ? 

 Il existe quatre caractéristiques :

  • sensibilité sensorielle (lié au bruit, à la lumière, ce qui génère une fatigue chronique)
  • sensibilité émotionnelle (surréaction à une situation) 
  • sensibilité cognitive (un hypersensible peut se concentrer sur plusieurs sujets en même temps) 
  • sensibilité intuitive (le cœur va s'exprimer en premier)

Un ultrasensible est impressionnable, se fatigue facilement, vit les événements sans filtre.

Alleluia ! Il existe des techniques pour en faire un atout : 

1- Offrez-vous des pauses :

Respectez des moments de silence et de repos pour réguler le flux d'émotions qui sollicitent le cerveau limbique "émotionnel", selon les recherches en neurobiologie. Ils aident à prendre du recul et à se détendre. Les méthodes de régulation des émotions (méditation, yoga… ) permettent de se recentrer sur le corps, renforcent la conscience de soi et régulent l'humeur. Les sports d'équilibre (comme la danse ou la natation) sont aussi intéressants pour apaiser le corps et le mental, et retrouver confiance en soi.

2- Avoir une bonne hygiène de vie

Améliorez votre hygiène de vie pour aider votre organisme à s'adapter à ces perturbations neurophysiologiques. Consommez des fibres (fruits et légumes… ) et des probiotiques (yaourt, kéfir… ) qui renforcent votre résistance via la flore intestinale. Selon une étude de l'université du Colorado publiée en 2017 dans « Frontiers in Behavioral Neuroscience », les prébiotiques (ail, lentilles… ) permettent d'améliorer le sommeil suite à un événement stressant. Protégez-vous de ce qui pourrait accroître votre sensibilité - télévision, ambiances émotionnelles -, soignez votre sommeil, augmentez les doses de magnésium, ciment du système nerveux, et les infusions à base de plantes apaisantes (houblon, escholtzia… ).

3- Repensez votre façon de travailler

Faites de votre ultrasensibilité une force au travail en vous appuyant sur ses atouts - votre intuition et votre fort potentiel créatif - bases de ce que l'on appelle « l'intelligence sensible », ressource n° 1 de l'entreprise de demain. Pour la développer, posez vos limites en termes d'espace, de temps et d'organisation de travail en fonction de votre sensibilité (pauses, télétravail, formation… ), faites de vos collègues bienveillants des alliés, déployez votre créativité (idées, innovations…).

Être sensible ou hyper sensible est donc une force !