L’Afrique fait danser Lisbonne


06 mai 2021

L’Afrique fait danser Lisbonne

Hier, c'était la journée du patrimoine mondial africain. Une belle occasion pour CAPSAO de souligner et rendre hommage à la culture africaine, présente dans plusieurs pays du monde. Pour cela, on a décidé de s’arrêter à Lisbonne pour partir à la découverte de l’influence musicale africaine dans les musiques actuelles.

À partir de 1974 et la fin des guerres coloniales, Angolais, Mozambicains, Cap-Verdiens et autres habitants originaires des anciennes colonies sont venus s’installer au Portugal. Restés souvent timides et discrets encore aujourd'hui, ils font entendre leur voix et leur talent partout dans le monde et surtout dans la capitale : Lisbonne.

Un de ceux très connus et en vogue, c’est bien-sûr Dino D’Santiago. Gros succès avec son titre « Nova Lisboa » (« Nouvelle Lisbonne »), il vient de sortir son 4e album « Kriola ». Le ton est donné. Il assume et revendique avec fierté ses origines et mélange des styles africains et cap-verdiens, comme le funana ou la morna, avec le hip-hop, le rnb ou encore l’afrobeat. Une nouvelle musique, une nouvelle Lisbonne.

Parler de l’influence des musiques noires au Portugal c’est aussi parler de la kizomba. La reine de la danse dans plusieurs établissements de la night portugaise. Incontournable ! L’artiste Nelson Freitas (en rotation chez CAPSAO) en est un grand importateur. D’ailleurs son dernier titre « Pos D’Quarentena » a été sacré Disque d’Or au Portugal. Un titre aux effluves lascives, entraînantes et remplies d’espoir.

Julinho KSD un autre nom de la scène musicale de Lisbonne. Le Cap-Vert dans son cœur et dans sa musique, Julinho KSD mêle le rap de sa jeunesse et les sonorités cap-verdiennes de ses origines.

Des noms comme ceux-là, il y en a plein, de plus en plus : Nenny, Silly, EU.Clides, Rony Fuego…

La musique lisboète est de plus en plus métissée et moins puriste. Elle apporte au cadre actuel du mouvement des couleurs et des souvenirs du funaná, de la morna ou du tarraxo, et traite le portugais et le créole comme s'il s'agissait d'une seule langue.

Funana est-il le nouveau funk ? 

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